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Grèce : en itinérance dans les Cyclades - Amorgos : de Egiáli à Potamós

Départ : Egiáli

Longueur : 7 km

Dénivelé positif cumulé: 454 m

Carte : Amorgos, éditions Terrain Maps (achetée dans une librairie à Athènes)

Au départ du Pirée, après une petite visite d'Athènes, nous embarquons donc vers l'île d'Amorgos. L'arrivée est prévue à 1h00 du matin. Nous avons pris soin de réserver un hébergement près du port, toujours via le système airbnb, pour ne pas devoir chercher une chambre en pleine nuit. C'est ainsi que nous avons rendez-vous avec la pension Askas, qui nous envoie expressément un chauffeur pour nous accueillir, quel luxe!

La traversée dure 1 heure de plus que prévu et nous posons finalement les pieds sur Amorgos à 2h00 du matin. En dépit de l'heure, le port est animé, peuplé d'autochtones qui ont une chambre à louer et cherchent à appâter le client. Nous scrutons parmi tout ce monde pour trouver le petit écriteau "Pension Askas". Surprise : c'est un mini-bus! En réalité, deux mini-bus, qui attendent leurs futurs passagers. C'est différent de la formule airbnb que l'on connaît, à savoir un particulier qui accueille un ou deux voyageurs dans son logement privé. Ici nous avons carrément affaire à une entreprise! D'ailleurs, pourquoi un véhicule si nous sommes censés loger près du port? Le chauffeur nous donne une réponse très vague et nous encourage vivement à nous installer dans le bus. Autour de nous, des personnes d'origines diverses, aussi interloquées que nous...

Le véhicule démarre et très vite, nous comprenons que nous nous éloignons du port. Périodiquement, le chauffeur fait une halte et crie un nom. Les voyageurs concernés par le nom en question doivent descendre. Ils sont arrivés à leur chambre. Enfin c'est notre tour, et c'est tant mieux car après, la route semble grimper dans la montagne. Les personnes encore à bord nous voient débarquer, et nous croyons déceler de l'envie et une certaine appréhension dans leur regard.

Le bâtiment qui nous fait face ressemble à une exploitation agricole. D'ailleurs, à l'instant où nous arrivons, un tracteur au moteur pétaradant surgit d'une grange pour aller on ne sait où, à presque 3h de la nuit...

Une dame nous accompagne jusqu'à notre chambre. Elle est cordiale, mais nous demande de ne pas laisser la clé sur la porte à l'intérieur quand nous fermons. Quelle suite de situations étranges, voire rocambolesques... La nuit se poursuivra sur le même ton, avec une infernale chasse aux moustiques et un réveil plus que matinal par un concert de volailles extraverties, ravies de recevoir leur pitance. Il y a aussi un coq. Un coq déprogrammé, qui chante à toute heure. Nous sommes bien dans une exploitation agricole...

Heureusement, avant de nous lancer sur les sentiers pédestres, nous avons programmé une journée de farniente, et le petit port d'Egiáli est un endroit idyllique pour cette activité.

Pour prendre un apéro, le soir, les terrasses sont toutes plus féériques les unes que les autres

La deuxième nuit chez Askas est plus calme. Ça tombe bien, car ce matin, nous partons pour la première étape de notre randonnée itinérante. Direction : Potamós! Juste le temps d'acheter un chapeau turquoise qui sera très utile, et c'est parti.

Il fait déjà chaud et d'emblée, ça grimpe. Voilà qui annonce la couleur..

En prenant de la hauteur, nous entendons toujours le chant cassé du coq qui résonne en contrebas, mais nous avons une très belle vue sur la baie d'Egiáli.

Pendant l'ascension, un cri retentit soudain au-dessus de nos têtes. C'est un âne. On dirait qu'il nous appelle. Nous ne pouvons pas résister et faisons un petit crochet pour lui dire bonjour et lui donner quelques caresses. C'est bien ce qu'il voulait :-) Il est d'une extrême gentillesse et ça me fend le cœur de le quitter.

Plus loin, nous croisons un autre âne, sur le sentier cette fois, et accompagné par un homme âgé. L'âne transporte des raisins. Le monsieur s'arrête et nous échangeons quelques mots. Il nous souhaite le meilleur pour la suite. Comme c'est agréable...

Nous atteignons Tholaria. Le village est quasiment désert, mais charmant. Nous faisons une pause à l'ombre de la belle église Agioi Anargiroi.

Dans une des ruelles, nous rencontrons encore un âne.

Après cette courte étape, nous repartons à flanc de montagne. C'est bien la première fois de ma vie que je marche sur un sentier en marbre!

Dans cet environnement minéral, il y a des lézards partout! C'est aussi la première fois que je vois des figuiers de barbarie. Maintenant je comprends mieux pourquoi toutes ces aiguilles...

Parlons un instant du balisage. Il est... disons... sporadique. Une carte et une boussole, c'est très bien. L'instinct et les conseils de personnes rencontrées, c'est bien aussi. Avec le tout, on s'en sort :-)

Nous contournons toujours la magnifique baie d'Egiáli, et l'écho rauque du coq accompagne toujours nos pas...

Nous entamons une descente. Au loin nous apercevons déjà Langada. Avant de repartir pour une montée, nous traversons le minuscule hameau de Strombos : 4 maisons dont une à vendre. C'est l'occasion de se reposer un court moment sous la vigne.

Nous croisons peu de monde en chemin, mais ici un sympathique couple de touristes nous indique les escaliers qui nous permettront d'atteindre Langada.

Et hop, encore une grimpette sous un soleil de plomb. Le sentier n'est pas facile. Très rocailleux, parfois étroit avec des buissons épineux. En revanche, les parfums de thym et d'origan ravissent mes narines. Une volée d'escaliers plus tard, nous voici à Langada. Au sommet des dernières marches, une vieille dame nous invite à nous asseoir à l'ombre un instant. Même s'il est tentant de prendre le frais, la faim est plus forte. Nous la remercions et partons en quête d'un restaurant.

Langada est un village de taille plus importante que ceux visités précédemment. L'offre en tavernes ne manque donc pas. Petit hic : nous sommes en dehors des horaires d'ouverture. Nous apercevons cependant trois personnes assises à une terrasse. Il s'agit de la patronne, en compagnie sans doute de deux amis. Nous expliquons à cette dame que nous cherchons un endroit pour manger. Sans hésiter, elle nous conduit à une table et retourne à ses fourneaux pendant ce qui devait être sa pause. Veinards et plein de reconnaissance, nous nous installons dans ce cadre poétique, sous de splendides bougainvilliers, pour déguster entres autres, ô surprise, de délicieuses frites maison! Si je m'attendais à manger des frites en Grèce...

Petite balade dans les ruelles de Langada avant de reprendre le sentier, rassasiés et reposés.

Tiens, encore des ânes. Ceux-ci semblent connaître précisément leur itinéraire. Ils avancent d'un pas assuré et prennent leur virage juste devant nous. Leur accompagnateur est loin derrière.

Retrouver le sentier n'est pas une mince affaire. Sur une carte de randonnée, ce qui peut aider à se localiser, c'est l'église. Mais quand il y en a une à chaque coin de rue, on fait comment? Eh bien on se trompe et on recommence. Finalement : direction sud-ouest. Langanda est un village étendu. Il nous faut un certain temps pour le quitter définitivement.

La dernière étape de notre voyage du jour est Potamós. Cette destination nous rapproche de la baie d'Egiáli, mais nous serons sur les hauteurs. D'ailleurs il faut être très attentif : après avoir traversé une route, il ne faut pas louper le sentier qui monte sur la gauche. Il est étroit, très rocailleux, bordé d'épines, il grimpe, et donc il est moins attirant que le large sentier confortable qui part droit devant... et qui nous ramène à Egiàli si on n'y prend garde, c'est à dire notre point de départ, ce qui n'est pas notre objectif. Les mètres d'altitude gagnés aujourd'hui seront précieux pour l'étape de demain.

Nous peinons un peu sur cette partie. Pas d'ombre, une chaleur pesante, et un sol difficile. De plus, l'eau vient à manquer. Ce n'est vraiment pas le moment...

Le corps puise dans ses ultimes ressources et nous arrivons enfin aux portes de Potamós. Ce qui ne signifie pourtant pas la fin de nos efforts. Car comme je l'apprendrai de jour en jour, dans les Cyclades, quand on arrive au village de destination, la randonnée n'est pas finie. Il faut tenir compte des escaliers, ce qui n'est pas la moindre des choses!

Allez, on continue à monter. Bonne nouvelle : une dame est sur sa terrasse. Nous lui demandons si elle peut remplir nos poches à eau. Elle fait mieux que ça et nous offre gracieusement une bouteille d'eau fraîche. Un pur bonheur. Nous lui demandons si elle sait où nous pouvons louer une chambre pour la nuit. Elle nous emmène chez une voisine, qui nous propose une chambre... au troisième étage. Les escaliers ont-ils une fin ici? Non, je crois qu'ils mènent jusqu'au bleu infini du ciel de Grèce... La chambre est agréable. La dame nous offre des raisins. Que de cadeaux reçus aujourd'hui! Et quel soulagement de s'installer sur la terrasse avec vue splendide sur la baie d'Egiáli. Silencieux, nous profitons du calme et de la sérénité du lieu. Plus bas, un coq braille.

Bien que la randonnée du jour compte peu de kilomètres, elle a présenté quelques difficultés, de par la nature du sol, mais aussi de par la combinaison météo hot / sac lourd sur les épaules. Même sur cette courte distance, nous avons déjà vécu de belles expériences, en passant sans cesse du coq à l'âne.

À Potamòs, il n'y a aucun commerce, sauf un restaurant. Si nous voulons manger ce soir, ce sera the place to be. Le restaurant Kamara est sensationnel : le cadre y est exceptionnel, et une vaste terrasse panoramique domine la baie. C'est d'ici que nous admirerons le coucher du soleil en dégustant des mets délicieux, à prix pourtant très abordables! Vraiment une adresse à ne pas manquer! Vous ai-je dit que pour rejoindre le resto depuis la chambre, nous avons ajouté plus de 300 marches d'escalier au compteur? Qu'il a fallu descendre par la suite et surtout, qu'il faudra remonter demain matin...

Grèce : en itinérance dans les Cyclades - Athènes, l'échauffement

Avant-propos : Après le sentier des douaniers le long des côtes bretonnes en 2012, après les causses du Lot sur les traces de Compostelle en 2013, c'est reparti en 2014 pour un voyage pédestre très excitant, sur deux îles grecques des Cyclades. Mais avant de se lancer dans l'aventure, un petit tour à Athènes s'impose.

L'arrivée : Étrange d'être accueillis par un parapluie dans la capitale grecque en plein été! Pourtant la chaleur est bien présente, lourde. Mais le ciel est chargé et la descente en avion était un peu agitée. Katerine, notre sympathique hôte airbnb, nous rejoint à la station de métro avec un parapluie donc, pour nous souhaiter la bienvenue et nous protéger de l'averse qui ne durera pas. Après l'installation et une nuit de repos, c'est parti pour une visite de la ville!

Incontournable : le plateau de l'Acropole. Connaître le nom du site est une chose, mais y être réellement et en arpenter les pierres est une expérience mémorable.

Spectaculaire! Je réalise : je suis en Grèce!

L'Odéon d'Hérode Atticus est un théâtre majestueux, avec une scène en marbre. Il a été construit en 161!

Vues sur Athènes depuis le plateau : un site archéologique, de la végétation, la densité urbaine, les montagnes au loin... quelle ville fascinante...

En ville, j'ai la chance d'assister à la relève des evzones, les membres de la garde présidentielle. Ces hommes en tenue traditionnelle restent immobiles pendant de longs moments, sous une chaleur écrasante. Un troisième individu vient parfois éponger la sueur sur leur front ou repositionner un pied qui ne serait pas tout à fait dans le bon axe. Au moment de la relève, c'est une chorégraphie impressionnante qui commence : chaque mouvement est millimétré, chaque pas est synchronisé et claque sur le sol. Sacré spectacle!

Le soleil est bel et bien de retour maintenant. Il y a tellement de choses à visiter à Athènes. Mais nous devons êtres sélectifs, car en fin de journée, un bateau nous emmènera sur l'île la plus orientale des Cyclades : Amorgos, à 256 km d'Athènes. Durée du voyage : 8 heures.

Avant d'entamer la grande traversée, il reste un peu de temps ; profitons encore de quelques bijoux d'art et d'architecture helléniques.

Lellingen (Ardennes, Luxembourg)

Départ : En principe près de l'église de Lellingen, inaccessible aujourd'hui. Départ alternatif: Alscheid.

Longueur : 9,5 km

Dénivelé positif cumulé : 287 m

Paysage / Terrain: bois, champs, piste cyclable, village, rivière

Bon à savoir: Le 23 juin est le jour de la fête nationale au Grand Duché de Luxembourg. C'est aussi la date choisie pour le traditionnel Festival d'art en plein air (Konstfestival). Superbes paysages, soleil et belle ambiance, que demander de plus? Attention tout de même aux tiques dans les hautes herbes...

Guide: Circuits auto-pédestres: 201 randonnées sélectionnées au Grand-Duché (ed. Guy Binsfeld, 2008)

Au festival d'art à Lellingen,

Ellen et Julia sont comme des poissons en haut...

...et Arthur flambe en l'air,

tandis que sous le regard de Merkel (ou Vannix?),

James Brown fait le tour des Four Shops...

... pour acheter un batteur!

Sint-Idesbald (Flandre Occidentale, Belgique)

Départ: Au croisement Strandlaan/Zeedijk à Sint-Idesbald.

Longueur: 5,5 km

Dénivelé positif cumulé: 27 m

Paysage / Terrain: Digue, plage, ville, parc.

Balisage: Très bon, il s'agit du concept des parcours à la carte à composer avec des balises numérotées, système déjà testé lors de la balade à Nieuport.

Guide: 'Westkust': réseau des randonnées pédestres (Westtoer apb, 2008); disponible dans les offices du tourisme de la côte.

Résumé en photos:

En route pour une petite promenade tranquille, au départ du studio loué pour le séjour, depuis lequel nous avons cette vue...

... et celle-ci...

Première étape: Keunekapel, la chapelle aux lapins, construite en 1906. Ça me rappelle qu'à Nieuport, il était déjà question de (beaucoup) de lapins...

Incursion dans le petit parc aux statues environnant la chapelle.

Plus loin, nous arrivons au musée de l'abbaye Ten Duinen, à Koksijde.

L'Abbaye des Dunes a été construite en 1107. Nous y sommes accueillis... par des lapins. Décidément...

Le bon plan ici, c'est la visite du musée en plein air, dont l'accès est gratuit. La cerise sur le gâteau, c'est de pouvoir tester les jeux qui occupaient une partie de l'emploi du temps des moines au moyen-âge. Nous nous lançons dans une partie de ce qui peut faire penser à du croquet, sauf que les maillets ressemblent à de grandes rames, et que les boules sont beaucoup plus grosses et en pierre. C'est physique!

Un groupe d'écoliers arrive. Certains enfants accourent vers nous, attirés par le jeu et par notre enthousiasme. Mais les enseignants leur ont concocté un programme plus excitant...

... observer les ruines.

Nous continuons la promenade avec la visite de Notre-Dame des Dunes, église remarquable pour son architecture moderne (1962), et pour ses vitraux. On y trouve également une relique de Saint-Idesbald, moine à l'Abbaye des Dunes au 12ème siècle.

Ensuite retour par la digue vers Sint-Idesbald, où nous profitons le soir-même d'un splendide coucher de soleil.